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Utilisation des huiles essentielles en présence d’animaux: Les mythes

Mettons au clair quelques détails importants sur les huiles essentielles et leur utilisation chez les animaux!

Mythe #1: Les huiles essentielles sont une médecine douce et sécuritaire

Selon a définition d’une médecine douce, NON, l’utilisation d’huiles essentielles n’en est pas une. Il y a potentiel à toxicité et dommages selon la concentration, le dosage et l’utilisation des huiles.

Sachant cela, OUI, il est possible d’en faire une utilisation sécuritaire – pour soi, pour les enfants et pour les animaux – en respectant certains principes de base et en s’informant auprès de sources scientifiques valables.

 

 

Mythe #2: Toutes les huiles essentielles sont toxiques pour les chats

Il y a beaucoup de confusion à ce sujet. Dre Melissa Shelton en fait un bon sommaire dans le chapitre « Metabolism Theory »1 et dans le suivant « Just the science » (dont 8 pages de bibliographies d’articles scientifiques montrant que les chats sont des chats, et ne métabolisent pas les molécules en général comme les chiens et les humains!).

En gros, la confusion pour les phénols vient d’une recherche faite en 1972 (il y en a eu, des recherches et des avancées médicales depuis ce temps!) qui, quand on lit bien, ne vise pas l’utilisation d’huiles essentielles, mais bien l’injection d’alcool benzyle, qui est une molécule synthétique de la famille des phénols.

Ce n’est pas la présence de phénols dont on doit se méfier avec les chats (et autres animaux), mais plutôt la quantité et la qualité des huiles utilisées. Par exemple, une huile qui est de basse qualité aura un plus grand potentiel toxique qu’une huile de grade thérapeutique, même si elles ont le même pourcentage de phénols aux analyses. Et il n’y a pas que les phénols qui sont visés avec les chats!

Ceci étant dit: Les chats peuvent-ils métaboliser les huiles essentielles?

Oui, ils le peuvent, non, leur effets ne s’accumulent pas dans le foie. Les chats sont des chats. Ce sont des individus d’une espèce particulière, qui fonctionnent différemment des chiens et des humains. Cela veut dire que le métabolisme d’un chat peut être plus rapide ou plus lent que celui d’un chien ou d’un humain pour une même molécule. C’est la base des notions de dosage de médicaments (les doses pour un chien, pour un chat et pour un humain ne sont pas les mêmes!).

Les huiles essentielles doivent toujours être vues comme des médicaments : chaque espèce a son dosage sécuritaire, sa fréquence d’utilisation sécuritaire et ses modes d’utilisations sécuritaires.

Le métabolisme d’un chat peut très bien éliminer une certaine composante qui est formée naturellement dans son corps (prenons l’exemple de la billirubine), alors que lorsque ces enzymes sont formés pour métaboliser les phénols, il y a une plus petite quantité qui est éliminée que lorsqu’ils sont naturels.

Une recherche montre que les chats ont une capacité « affaiblie » à métaboliser les phénols par le foie, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne les métabolisent pas du tout. Des recherches tendent à prouver que les phénols ne se métabolisent pas uniquement par le foie chez les chats. En effet, bien que les chats aient des lacunes au niveau des enzymes du foie par rapport à certaines autres espèces, il semblerait que leur façon de métaboliser les phénols soit simplement différente et plus lente.

La plupart des cas de toxicité rapportés chez les chats (et autres animaux, et enfants!) sont des cas de mauvaise utilisation, mauvaise qualité et/ou mauvais dosage. Peu d’études scientifiques prouvent la toxicité réelle de la présence de certaines composantes dans des huiles essentielles pour les animaux en diffusion. On voit surtout des cas d’irritation cutanée sévère ou d’intoxication par ingestion, mais toujours dans des cadres non contrôlés.

Un autre exemple commun : l’arbre à thé. Oui, cette huile a tué des chats. Les cas rapportés concernent des chats sur lesquels une basse qualité d’huile (probablement synthétisée) a été utilisée, et en grande quantité. Un autre cas concerne un chat qui a été en contact avec un dégât d’huile essentielle (de magasin de produits naturels de base), a eu des convulsions et est mort le lendemain. La recherche la plus utilisée pour parler de la toxicité de cette huile, par contre, c’est un cas rapporté où trois chats ont eu plus de 60ml d’huile essentielle sur eux (pour éloigner les puces dont ils étaient infestés2), et en ont léché. C’est un cas évident de surdose, où même un humain aurait eu des effets néfastes!

Certaines recherches ont rendu des huiles « toxiques » par l’ingestion de plus de 50ml par des lapins. Premièrement, 50ml de liquide d’un coup, pour un lapin nain, c’est comme 2L pour un humain… il y a des risques de noyades juste à cette quantité. De plus, donner de l’huile essentielle pure à boire à un animal, et surtout dans ces quantités, ça relève de la maltraitance.

1 SHELTON, M. The Animal Desk Reference II: Essential Oils for Animals. Self Published, 2018. ISBN : 9781986827010. Pages 34 à 53.

2 BELL, K. L. Holistic Aromatherapy for Animals: A Comprehensive Guide to the Use of Essential Oils & Hydrosols with Animals. Inner Traditions/Bear, 2012. ISBN :9781844099603., Pages 164-165

Mythe #3: Les huiles essentielles servent juste à sentir bon

Eh bien non! Non seulement on peut les utiliser pour apaiser des douleurs musculaires, mais aussi pour aider à dormir, pour augmenter la concentration, pour stimuler le système immunitaire, pour contrer certaines maladies et même pour aider à gérer ses émotions.

On peut les utiliser en cuisine, comme en diffusion sur un bijou ou un tissus pour mieux se concentrer au bureau, mais aussi pour aider à se calmer ou à calmer les autres… Aromathérapie!